Guide à l’intention des parents de jeunes inscrits au cégep

Et voilà ! C’est confirmé : votre jeune s’en va au cégep !

De son côté, votre jeune doit se préparer à cette transition importante ; pour cela, elle ou il peut consulter le site Web de son futur cégep.  S’il va au Cégep de l’Outaouais, votre jeune a certainement déjà consulté la section « Nouveaux admis »  ainsi que le portail intranet du Cégep, connu sous le nom de ICO (en version Web) ou Omnivox (en version application pour téléphone intelligent). Sur ICO/Omnivox, votre jeune trouvera notamment une boîte à outils qui comprend de nombreuses ressources pour l’aider tout au long de son parcours collégial.

Comme parent, comment pouvez-vous vous préparer ?

Quel rôle pouvez-vous jouer pour aider votre jeune à réussir cette transition vers le collégial ?

Si vous avez étudié au cégep dans votre jeunesse, sachez que plusieurs choses ont changé depuis. Et si le cégep, c’est de l’inconnu pour vous, vous vous posez probablement de nombreuses questions. Dans les deux cas, le texte qui suit vise à vous donner l’heure juste sur les études collégiales et à vous fournir des renseignements utiles.

Vous pourrez vous en servir pour maintenir un bon dialogue avec votre jeune, et pour avoir une bonne compréhension mutuelle de ce qu’implique ce grand changement dans sa vie. Bien entendu, vous pouvez vous aussi naviguer sur le site Web de son futur cégep pour avoir accès aux mêmes renseignements que votre jeune.

Cette page Web a été développée en collaboration avec le Cégep de l’Outaouais, et fournit donc des renseignements propres à celui-ci. Sachez toutefois que la plupart des renseignements ci-dessous s’appliquent également aux autres cégeps du Québec.

Des cadeaux pour se préparer au cégep

Il existe des livres et des logiciels très intéressants pour se préparer au cégep et pour aider à la réussite des études collégiales.  Pourquoi ne pas en faire cadeau à votre jeune ? C’est une belle manière de lui démontrer votre intérêt pour qu’il réussisse cette prochaine étape de sa vie !

Voici quelques suggestions :

Image de la page couverture du livre

LEVASSEUR, Lise. Le Cégépien futé, pour bien préparer l’arrivée au collégial, Septembre éditeur inc., 2016

« Ce livre se veut un guide pour t’expliquer toutes les étapes à franchir pour devenir un « cégépien futé ». »

Image de la page couverture du livre DIONNE, Bernard. L’essentiel pour réussir ses études, Chenelière Éducation, 2018

« Que ce soit pour s’organiser, pour structurer son travail ou pour connaître les normes de présentations des travaux, l’étudiant y trouvera tout ce dont il a besoin pour réussir ses études. »

ST-JEAN, Sylvain. Études efficaces. Méthodologie du travail intellectuel, 2e éd., Les Éditions CEC Inc., 2015

 « Études efficaces est structuré autour des trois principales tâches à réaliser pour étudier efficacement, soit s’organiser, obtenir de l’information et transmettre l’information. »

Image de la page titre du livre PERRIER, Yvan, et Raymond ROBERT TREMBLAY. Savoir Plus. Outils et méthodes de travail intellectuel, 2e éd., Chenelière Éducation, 2006

« En apparence, ce livre traite de méthodologie, mais son véritable sujet est le « métier » d’étudiant. Comment devenir un étudiant efficace ? »

Image de la page titre du livre LAPOINTE, Étienne. Réussir, ça s’apprend !, Septembre éditeur inc., 2006

« Étienne Lapointe, un jeune ayant mis au point sa propre méthode qui a su le mener au succès, partage avec ses pairs ses trucs et conseils en vue de la réussite. »

Image du symbole du logiciel Logiciel « Antidote », Druide informatique inc.

« Antidote 10 (correcteur, dictionnaire, guides), c’est l’arsenal complet du parfait rédacteur qui s’ajoute directement à vos logiciels préférés. »

 

Par ailleurs, un dictionnaire, une grammaire ou un outil de conjugaison, récents de préférence, sont des alliés importants pour la réussite des travaux rédigés en bon français au cégep.

Plusieurs différences importantes entre la 5e secondaire et le cégep

Le Cégep de l’Outaouais a publié un tableau des différences principales entre la 5e secondaire et le cégep. Prenez quelques minutes pour le consulter et pour constater que les différences entre le secondaire et le collégial sont nombreuses et très significatives.

Comme parent, encouragez votre jeune à consulter ce tableau des différences et discutez-en ensemble :

  • Lesquelles le ou la surprennent le plus ?
  • Quelles stratégies d’adaptation va-t-il ou va-t-elle développer en conséquence ?

Au secondaire, l’élève se retrouve dans un environnement structurant et réglementé où la prise en charge est en grande partie assumée par l’école. Au collégial, l’étudiante ou étudiant doit se prendre en charge, faire preuve d’initiative et développer son autonomie. Derrière l’apparence de grande liberté, il y a de nouvelles responsabilités : gérer son agenda, rencontrer les enseignantes et enseignants en dehors des cours, prendre l’initiative de recourir aux ressources, etc. Les études collégiales sont exigeantes et nécessitent de s’y investir sérieusement, dès le tout début de chaque session.

Les cours au collégial s’étalent sur une session de 15 semaines, ce qui est nettement plus court qu’une année scolaire. L’étudiante ou étudiant doit se mettre au travail dès le premier jour de la première semaine, afin d’éviter de prendre un retard qui pourrait être lourd de conséquences.

Le rôle du parent

Il n’est pas toujours rassurant de savoir que son jeune quitte un établissement d’enseignement très encadré pour un autre où son parcours le sera beaucoup moins. Il se peut aussi que votre jeune vive loin de la maison familiale pour la première fois. Que ces changements fassent naître des préoccupations est tout à fait normal. Soyez assuré cependant que votre rôle de parent est loin d’être terminé ; il est plutôt différent.

Comme parent, votre rôle auprès de votre jeune cégépien ou cégépienne peut se définir autour des actions essentielles qui vous ont assurément déjà guidé tout au long de sa vie :

  • Continuer de lui manifester de l’amour et de la confiance ;
  • L’accompagner dans ses démarches et lui offrir du soutien ;
  • Maintenir un dialogue ouvert sans juger ses choix de programme et de vie ;
  • Évitez des questions auxquelles il ou elle peut simplement répondre « oui » ou « non » ;
  • Fixer certaines limites au regard des comportements que vous attendez de votre jeune.

L’accès au dossier de votre jeune

Conformément à la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels, un cégep ne peut pas fournir à un parent des renseignements nominatifs au sujet d’un étudiant ou étudiante, à moins que ce dernier ou cette dernière ne soit mineur ou n’ait signé une déclaration de consentement. Et même pour une étudiante ou étudiant mineur, le cégep ne fournit normalement pas d’information aux parents, puisqu’on encourage chaque jeune à développer son autonomie ; elle ou il est responsable de son parcours collégial et va devenir majeur peu de temps après le début de ses études.

Ceci signifie en clair que, dès que l’étudiante ou étudiant est majeur, le cégep ne peut fournir au parent aucune information quant à son parcours scolaire ou quant à ses expériences et son vécu au cégep : présence ou non du jeune à un cours, statut temps complet ou temps partiel, résultats d’examens, etc.

C’est pourquoi, comme parent, vous n’avez pas accès à ICO/Omnivox, le portail intranet du Cégep dans lequel chaque cégépien ou cégépienne puise de nombreuses informations. Ainsi, la seule façon de savoir réellement comment va votre jeune au cégep est de garder les canaux de communications ouverts entre vous.

Le cégep correspond au passage de l’adolescence à la vie d’un jeune adulte et à l’apprentissage de l’autonomie. Ceci implique une adaptation pour le jeune et pour le parent. Vous aurez beaucoup plus de chances de garder un dialogue constant si vous évitez les questions uniquement axées sur la performance et les résultats. Allez-y plutôt avec des questions ouvertes qui montrent votre intérêt.

Alors, comme parent, vous pouvez lui demander :

  • « Comment ça va dans tes cours ? »
  • « Quelles sont les choses que tu trouves plus difficiles ? »
  • « À qui vas-tu t’adresser pour obtenir de l’aide ? »
  • « Quelles sont les activités parascolaires qui t’intéressent ? »
  • « Qu’as-tu appris aujourd’hui ? »
  • « Quelle est ta stratégie pour équilibrer tous les aspects de ta vie ? »
  • « Comment puis-je aider ? »

Frais et budget

Le coût des études collégiales est très variable et dépend beaucoup de l’endroit où votre jeune va se loger (résidence familiale, parenté, appartement, etc.). Le programme choisi, le style de vie, le mode de transport et le choix des produits de consommation sont d’autres facteurs qui influencent énormément les coûts reliés aux études.

Voici un tableau qui donne une idée des frais à considérer pour estimer le coût minimal approximatif d’une année d’études au Cégep de l’Outaouais.

Ces renseignements sont à jour pour l’année 2019-2020.

 Type de dépenses MOIS SESSION ANNÉE
Appartement ou chambre-et-pension1

(Occupation double – bail de 10 mois – prix par personne). Attention, pour certains appartements, il faut un bail de 12 mois.

500 $ ou plus 2 500 $ 5 000 $
Nourriture2 si non incluse ci-dessus 250 $ 1 250 $ 2 500 $
Frais du Cégep à temps plein3 (droits divers et association étudiante) —— 162 $ 324 $
Livres et matériel scolaires 4 —— 200 $ à 1 500 $ 200 $ à 1 500 $
Stationnement au Cégep5 136 $ 272 $
Transport en autobus (forfait Cam-Puce de la STO) 228 $ 456 $
Cellulaire et internet 50 $ 250 $ 500 $
Loisirs et dépenses personnelles6 Variable Variable Variable

Notes explicatives :

  1. Le Cégep de l’Outaouais n’a pas de résidences étudiantes. Les étudiantes et étudiants qui ont besoin d’un logement peuvent utiliser les services de tonlogis.ca ou de www.homgatineau.com. Les frais liés au logement peuvent varier selon que le chauffage et l’électricité sont inclus ou non, et que l’appartement est meublé ou non. À cela peuvent s’ajouter des frais de déménagement.
  2. Les coûts de nourriture sont variables d’une personne à l’autre. Le service alimentaire Coopsco offre des repas variés à prix raisonnables. L’étudiante ou étudiant peut bénéficier d’un rabais en se procurant une carte pour 5 repas complets.
  3. Les frais exigibles des étudiantes et étudiants font l’objet d’un règlement mis à jour chaque année. Pour 2019-2020, voir ici :
  4. Le coût des livres et du matériel varie d’une session à l’autre et d’un programme à l’autre. La liste des coûts par programme en 2019-2020 se trouve ici. L’étudiante ou étudiant peut se procurer une bonne partie de son matériel scolaire à la Coopsco du Cégep. Il y a également la possibilité d’acheter certains livres usagés auprès d’autres étudiantes et étudiants qui ont suivi la même formation. T.A. Trouvailles est une entreprise-école qui offre différents services, notamment un service cueillette et de vente de livres usagés en début de session ; les détails sont annoncés dans ICO/Omnivox. Dans certains cas, l’achat d’un ordinateur portable peut aussi s’avérer nécessaire ; c’est à l’étudiante ou étudiant de vérifier.
  5. Le nombre de permis de stationnement peut être limité. De plus, si l’étudiante ou étudiant utilise son automobile, les frais peuvent varier considérablement selon la distance à parcourir, et si elle ou il retourne chez lui les fins de semaine.
  6. Le coût des loisirs est vraiment très variable selon le style de vie de chaque étudiante ou étudiant. Cependant, il existe un bon nombre d’activités sportives ou culturelles très abordables au Cégep.

La section sur le budget du site Web cegepuniversite.ca offre une panoplie d’informations, d’outils, de liens et de vidéos sur la question du budget. Il s’agit d’une excellente ressource développée par nos collègues de la région du Saguenay Lac-Saint-Jean.

Pour financer ses études, l’étudiante ou étudiant peut disposer de plusieurs sources de revenus, telles que :

  • L’aide de la famille
  • Les prêts et bourses gouvernementaux ; voir les détails sur la page du service d’aide financière du site Web du Cégep, ou directement à afe.gouv.qc.ca, le site Web de l’aide financière aux études du gouvernement, dans lequel on peut effectuer une simulation de calcul d’aide financière.
  • Le travail rémunéré (voir les enjeux à ce sujet à la section 13 de ce document)
  • Les économies de l’étudiante ou étudiant et/ou l’accès à un REEE (régime enregistré d’épargnes études), le cas échéant.
  • Le crédit privé (carte de crédit ou marge de crédit personnelle) ; attention aux frais d’intérêt !
  • Le remboursement d’impôt et certains crédits gouvernementaux.

ATTENTION ! Trois situations particulières peuvent tenter l’étudiante ou étudiant non averti à dépenser outre mesure et à se retrouver dans une situation périlleuse :

  • Une entrée d’argent massive (dépôt des prêts et des bourses, par exemple) ;
  • Le remboursement d’impôt au printemps ;
  • L’accès facile au crédit.

Alors, en tant que parent, vous pouvez :

  • Aider votre jeune à bien préparer et gérer son budget, avant même la rentrée. Plusieurs institutions bancaires offrent des simulateurs de budget en ligne.
  • L’encourager à consulter le service d’aide financière du Cégep pour obtenir des renseignements exacts sur le programme d’aide financière du gouvernement.
  • Vous assurer qu’il évite le plus possible de s’endetter sur le marché privé (carte de crédit ou marge de crédit).

Quelques aspects pratiques

Horaires et résultats sur ICO/Omnivox

Votre jeune a accès à un portail en ligne nommé ICO ou Omnivox. Il doit y accéder par ordinateur, ou sur son téléphone, dès qu’il ou elle reçoit sa lettre d’admission au Cégep, afin d’y compléter les étapes obligatoires d’avant la rentrée.

C’est là qu’il ou elle doit récupérer son horaire avant le début de la session (et qu’il peut le faire modifier à certaines conditions et avec des frais). C’est là également qu’il ou elle peut consulter ses résultats d’évaluation accumulés tout au long de la session, ainsi que ses résultats finaux. Les enseignantes et enseignants y indiquent même des commentaires personnalisés. De plus, votre jeune a accès à un espace virtuel dans lequel les enseignantes et enseignants déposent des notes de cours, des corrigés et d’autres documents utiles aux cours.

Votre jeune peut aussi, par l’intermédiaire du service de messagerie MIO (un service électronique équivalent à des courriels internes), communiquer avec tous ses enseignants et enseignantes ainsi que recevoir de l’information importante du Cégep.

Bref, avec ICO/Omnivox, votre jeune a accès à une foule d’informations pertinentes en lien avec ses cours en quelques clics !

L’horaire varie énormément d’un étudiant ou étudiante à l’autre, même au sein d’un même programme. L’horaire contient typiquement de 5 à 9 cours, répartis sur les 5 jours de la semaine, entre 8h et 18h. Chaque cours ou laboratoire peut durer de 1 à 4 heures, ce qui implique des pauses plus ou moins longues entre chaque cours. Certains jours peuvent être très chargés, d’autres non. Il faut donc développer de bonnes compétences pour gérer son temps, ses cours, ses pauses, ses heures d’études, son transport, ses heures de travail rémunéré, ses activités parascolaires et sociales, son sommeil et sa santé (voir plus de détails dans la section 12, Équilibre de vie).

Alors, comme parent, vous pouvez :

  • Dès que votre jeune reçoit sa lettre d’admission, puis au début de chaque session, l’encourager à consulter ICO/Omnivox et ses MIO très régulièrement. Votre jeune voudra peut-être vous montrer de quoi il s’agit.
  • Valider avec votre jeune la manière dont il ou elle va gérer son temps dans ce nouvel environnement.
  • Confirmer qu’il ou elle a bien compris la pondération de chaque cours qui indique le nombre d’heures d’études requis par semaine.

Présence au cours

Bien que la présence aux cours ne soit pas « obligatoire », le Règlement sur le régime d’études collégiales (RREC), commun à l’ensemble des cégeps, donne à l’étudiante ou étudiant la responsabilité d’assister et de participer activement à tous ses cours. L’assiduité aux cours est l’un des comportements importants que chacun et chacune doit apprendre. Afin d’aider l’étudiante ou étudiant à prendre en charge cette nouvelle responsabilité, certains enseignants et enseignantes de première session choisissent de prendre les présences en classe, mais cela reste leur choix de le faire ou non.

Si un étudiant ou une étudiante doit s’absenter à un cours pour une raison importante, il en va de sa responsabilité de prévenir son enseignante ou enseignant, de s’informer auprès de l’enseignement et de ses pairs, et de reprendre les travaux et les lectures manqués.

Le règlement du Cégep (la Politique institutionnelle de l’évaluation des apprentissagesvoir détails à la section 8 ci-dessous) précise que l’étudiante ou étudiant qui ne se présente pas à une évaluation certificative (examen, remise de travaux, etc.) prévue au calendrier obtient la note « 0 » (zéro) à moins qu’il ou elle ne justifie son absence à l’enseignante ou enseignant. Attention, des vacances à l’extérieur ou des heures de travail rémunéré ne sont pas des raisons acceptables pour motiver une absence. Si l’enseignante ou enseignant accepte la justification, une reprise de l’évaluation sommative manquée est accordée à l’étudiante ou étudiant. Les modalités de reprise de l’évaluation sont alors déterminées par l’enseignante ou enseignant.

Alors, comme parent, vous pouvez :

  • Conscientiser votre jeune à sa responsabilité d’assister à tous ses cours ;
  • Vous assurer qu’il ou elle comprend les conséquences de prendre des vacances durant la session.

Annulation de cours

Dans les premières semaines, plusieurs étudiantes et étudiants peuvent être tentés de laisser tomber un ou des cours. Attention de ne pas confondre « annuler » un cours avec « abandonner » un cours.

Abandonner un cours signifie arrêter de le suivre sans en informer correctement le cégep ; ce qui se traduit par un échec au dossier. C’est une erreur à ne pas commettre !

Annuler un cours est possible et légitime. La date limite d’annulation de cours est à la quatrième semaine de la session, soit le dernier jour ouvrable avant le 20 septembre (en automne) ou avant le 15 février (en hiver). Cela signifie qu’il est possible d’annuler un cours, sans que cela compte pour un échec, si l’étudiante ou étudiant respecte cette date limite prescrite par le Ministère.

Attention, certains cours sont des préalables à d’autres cours exigés plus tard dans le programme. Annuler un préalable peut donc retarder toute la séquence des cours suivants.

De plus, il y a un seuil minimal de cours à suivre pour demeurer étudiante ou étudiant à temps plein. Perdre le statut « à temps plein » a de nombreuses conséquences, notamment sur la durée des études, l’accès à l’aide financière et à d’autres services. En sus, l’étudiante ou étudiant à temps partiel doit payer des frais de 33 $ pour chaque cours, ainsi que des frais de 2 $ par heure de cours.

Avant de procéder, votre jeune pourra trouver conseil auprès de l’aide pédagogique individuelle (API) responsable de son programme d’études pour évaluer les impacts d’une telle décision sur son cheminement scolaire (rallongement de la formation, cours d’été, etc.) et, par le fait même, vérifier si des alternatives sont possibles.

Tous les cours abandonnés après la date officielle d’annulation recevront la mention d’échec sur le bulletin et seront comptabilisés dans la cote de rendement au collégial (cote R), même si le ou les cours sont repris et réussis.

Alors, comme parent, vous pouvez :

  • Encourager votre jeune à aller consulter son aide pédagogique individuelle (API) avant d’annuler un cours ;
  • Conscientiser votre jeune aux conséquences d’une annulation ou d’un abandon mal planifié ;
  • Le ou la soutenir dans son choix de poursuivre ou d’annuler un cours, une fois son choix fait de façon éclairée.

Stages

Il n’y a normalement pas de stage pratique en première session du cégep. Par contre, selon le programme que votre jeune a choisi, il peut y avoir un stage d’observation, et il y aura peut-être un stage plus tard dans son cheminement. Il devra s’y préparer d’avance, en s’assurant de bien comprendre les exigences qui lui seront communiquées en temps et lieu.

Dans certains programmes ou cours, des stages ou activités d’apprentissage peuvent se dérouler durant les jours sans cours, les fins de semaine ainsi qu’avant ou après la fin de la session régulière. Ces exceptions doivent cependant être prévues au plan de cours et autorisées par la Direction des études et de la vie étudiante.

Cote R

La cote R est une donnée statistique qui compile tous les résultats des cours auxquels l’étudiante ou étudiant est inscrit et vise à évaluer la performance de l’étudiante ou étudiant en le situant par rapport à la moyenne du cours suivi en considérant la force du groupe. Plus l’étudiante ou étudiant se démarquera de la moyenne, plus sa cote R sera élevée.

La cote de rendement au collégial est utilisée par les universités québécoises pour fins d’admission à des programmes dits contingentés. Lorsque le nombre de demandes d’admission pour ces programmes est supérieur aux places disponibles, les universités peuvent utiliser la cote R comme critère de sélection des candidats.

Les universités peuvent également exiger une cote R minimale pour admettre une étudiante ou un étudiant dans certains de leurs programmes. Une session préparatoire peut être imposée à l’étudiante ou étudiant qui a une cote R inférieure au seuil minimal demandé, et ce, dans le but d’augmenter ses chances de réussite pour les sessions universitaires à venir. Elle peut aussi être prise en considération lors de l’octroi de bourses d’études.

La cote R est calculée à 4 reprises au cours d’une année. Théoriquement, elle se situe entre 0 et 50, mais dans les faits, on la retrouve généralement entre 15 et 35. La cote de rendement au collégial est souvent une source de stress pour l’étudiante ou étudiant qui souhaite être admis dans un programme où le nombre de places est limité. Cela dit, il existe une multitude de cheminements universitaires ou autres où la cote R n’a une importance que très secondaire.

Des explications détaillées au sujet de la cote R se trouvent sur le site du Bureau de coopération interuniversitaire.

Alors, comme parent :

  • Encouragez votre jeune à bien juger de l’importance réelle de sa cote R pour son cheminement ;
  • Informez-vous sur les limites de la cote R notamment en jetant un coup d’œil au rapport du Conseil supérieur de l’éducation de 2018 dont le sommaire est disponible ici.

Carte étudiante, casier, stationnement, etc.

Toutes les informations relatives à ces questions et plusieurs autres se trouvent dans la section « Accueil nouveaux admis » du site Web du Cégep.

Alors, comme parent :

  • Rappelez à votre jeune l’importance de régler ces aspects logistiques dès que possible en fonction des dates annoncées par le Cégep.

La relation enseignant-étudiant

Au cégep, l’enseignant ou l’enseignante est la personne-ressource principale pour votre jeune.

Les enseignantes et enseignants sont avant tout des experts dans leur discipline et dans l’enseignement de leur discipline et sont reconnus comme tels. Leur mandat est de permettre aux cégépiens et cégépiennes de développer leurs propres compétences dans ces disciplines, qu’elles soient techniques, préuniversitaires ou générales.

En début de session, les enseignants et enseignantes remettent aux étudiants et étudiantes un plan de cours détaillé qui explique tous les aspects du cours : pertinence du cours au sein du programme, compétences à acquérir, pondération, calendrier des examens et travaux, méthodes d’enseignement, d’apprentissage et d’évaluation, etc.

Alors, comme parent :

  • N’hésitez pas à rappeler à votre jeune
    • d’étudier le plan de cours plutôt que de seulement le feuilleter rapidement ;
    • de poser des questions à son enseignante ou enseignant s’il en comprend mal certains éléments ou les attentes qui y apparaissent ; et
    • d’inscrire dans son agenda les dates d’examens et de remises de travaux.

En plus des tâches liées à l’enseignement comme tel (les cours, les examens, les laboratoires, etc.), les enseignantes et les enseignants doivent offrir de l’encadrement personnalisé à chaque étudiante ou étudiant qui suit leur cours.

Ce mandat se traduit par un certain nombre d’heures de disponibilité, réservées à des rencontres, à leur bureau, avec leurs étudiants et étudiantes. Ces heures sont inscrites dans le plan de cours, à la porte de leur bureau ou sur LÉA. Ce sont des périodes précieuses pour tout étudiant ou étudiante qui a besoin d’explications ou de clarifications sur la matière à étudier, les compétences à acquérir, ou les travaux à remettre.

Alors, comme parent :

  • Demandez à votre jeune à quand remonte sa dernière rencontre en privé avec son enseignant ou enseignante, surtout si votre jeune se plaint de la difficulté du cours ou de l’imprécision perçue quant aux exigences de celui-ci.
  • Encouragez-le à prendre rendez-vous avec son enseignante ou son enseignant, même s’il est un peu mal à l’aise au début.

L’évaluation des apprentissages

L’enseignant ou l’enseignante doit respecter des normes précises pour évaluer les apprentissages de votre jeune. La Politique institutionnelle d’évaluation des apprentissages (PIEA) régit cette pratique et vise à assurer des apprentissages de qualité, attestant que l’étudiante ou étudiant a atteint les objectifs de son programme d’études selon les objectifs et standards visés par le Ministère.

La PIEA a pour objectifs de :

  1. garantir à l’étudiante ou étudiant une évaluation pertinente, équitable, équivalente et transparente ;
  2. offrir à l’étudiante ou étudiant une évaluation autant formative que certificative ;
  3. fournir à l’enseignante ou enseignant des balises pour fonder l’exercice du jugement professionnel en évaluation, soit la prise de décisions au regard de l’apprentissage et de l’évaluation de ses étudiantes et étudiants.

Voici quelques éléments de la PIEA importants à connaître :

  • La note traduisant le seuil minimal de réussite est de 60% ;
    • le seuil minimal de réussite décrit précisément les manifestations observables que doit présenter un étudiant ou une étudiante, à la fin du cours, pour y obtenir la note de passage.
  • Une importance particulière est accordée à la présentation et à la qualité du français dans les travaux ;
  • L’absence à un examen conduit à une note de 0% ;
  • Il y a des conditions qui permettent de déposer une demande de révision de note ;
  • Il y a des conditions (exceptionnelles) pour la reprise d’un examen.

Ignorer la PIEA ou mal comprendre la manière dont l’enseignant ou l’enseignante va évaluer les apprentissages peut jouer de vilains tours.

Par ailleurs, si votre jeune a un plan de services adaptés à cause d’une limitation fonctionnelle, il ou elle peut se prévaloir de certains accommodements lors des examens. Le Règlement du Service de soutien à l’adaptation scolaire en explique les modalités et rappelle que l’étudiant ou l’étudiante doit être proactif dans ses démarches pour bénéficier du service.

Alors, comme parent :

  • Encouragez votre jeune à bien comprendre les modalités d’évaluation que son enseignante ou enseignant a inscrites dans le plan de cours, et ce dès le début de la session.
  • Rappelez-lui qu’un voyage ou un emploi rémunéré ne font malheureusement pas partie des raisons qui permettent de demander une reprise d’examen.

La qualité de la langue française

Le Cégep porte une attention particulière à la qualité de la langue française, celle-ci constituant un élément essentiel de la formation fondamentale. La maîtrise d’une langue bien articulée, bien structurée et grammaticalement correcte exige un effort particulier et constant de tous.

Le document « Procédures relatives à l’admission au Cégep de l’Outaouais », la Politique relative à l’emploi et à la qualité de la langue française, et la PIEA (voir ci-dessus) insistent donc sur l’importance de la qualité de la langue.

Comme parent, il est bon de connaître les quelques éléments suivants, présentés de manière simplifiée ici, mais très bien décrits dans les documents référés ci-dessus :

  • De manière générale, si votre jeune n’a pas obtenu 70% en français en 5e secondaire, il sera automatiquement inscrit au cours « Renforcement en français, langue d’enseignement » – non crédité et non comptabilisé pour l’obtention du DEC – plutôt que dans le cours « Écriture et littérature » (aussi connu sous le nom de « Français 101 » qu’il ou elle a probablement indiqué dans son choix de cours.
    • Cela a une incidence directe sur son cheminement scolaire et il faut qu’il en parle avec son API (aide pédagogique individuelle).
  • Lorsque les productions écrites et orales s’y prêtent, 10% de la note est réservée à la qualité du français, et ce, pour tous les cours !
  • Le Guide de présentation des travaux écrits décrit de manière très précise comment les travaux doivent être remis.
  • Le Centre d’aide en français écrit (CAFÉ) est à la disposition des étudiants et étudiantes qui veulent améliorer leurs compétences en français écrit. Le CAFÉ offre de l’accompagnement et des outils pratiques.

Alors, comme parent :

  • Le cas échéant, assurez-vous que votre jeune a bien compris les conséquences, pour son cheminement scolaire, d’avoir été inscrit ou inscrite dans le cours de Renforcement en français ; rappelez-lui d’aller consulter son API ;
  • Rappelez-lui l’importance que le Cégep accorde à la qualité de la langue et à la présentation des travaux.
  • Faites-lui valoir que la maîtrise de la langue est un acquis très utile pour la poursuite de sa carrière ou de ses études.

L’aide disponible pour tous les étudiants et étudiantes

Nous savons que la transition au collégial représente un défi pour les nouveaux étudiants et étudiantes et c’est pourquoi nous offrons plusieurs ressources pour les aider.

Alors, comme parent :

  • Encouragez votre jeune à chercher de l’aide dès qu’il ou elle ressent une difficulté ;
  • Vérifier avec votre jeune si elle ou il sait à qui s’adresser.

Pour certaines et certains, c’est difficile de demander de l’aide, mais ça fait partie de la vie étudiante que de reconnaître ses limites. C’est à l’étudiante ou l’étudiant d’aller demander de l’aide quand il en ressent le besoin.

Ainsi, il faut oser :

  • aller voir ses enseignantes et enseignants lors des plages horaires réservées aux rencontres avec les étudiantes et étudiants ;
  • aller rencontrer son API (aide pédagogique individuelle) ;
  • utiliser les services du Centre d’aide en français écrit (CAFÉ) ou des autres centres d’aide à la réussite, dont certains spécifiques à une matière ou à un programme ;
  • aller consulter les ressources psychologiques si les problèmes vécus ne sont pas purement académiques.

Il y a aussi des services d’aide financière, d’orientation et de vie étudiante pour monter des activités. Le site Web du Cégep contient toutes les informations nécessaires pour accéder à ses services.

Si votre jeune ne sait pas à qui s’adresser, chaque service connaît les autres et peut la ou le diriger adéquatement. La pire erreur, c’est de s’isoler sous prétexte qu’on ne sait pas à qui s’adresser !  

Services adaptés

Si votre jeune présente un trouble d’apprentissage (TDA/H, dyslexie, etc.), une limitation fonctionnelle, un trouble neurologique (traumatisme crânien, dyspraxie…), une problématique de santé mentale, ou un autre handicap, le Service de soutien à l’adaptation scolaire (SSAS) est là pour l’aider.

Chaque session, ce service accompagne des centaines d’étudiantes et étudiants dans cette situation.

Il est important que l’étudiante ou étudiant déclare sa situation particulière au SSAS du Cégep le plus rapidement possible. Nos conseillers et conseillères en adaptation scolaire évalueront avec votre jeune ses besoins et effectueront les démarches nécessaires pour que votre jeune puisse bénéficier des services auxquels il ou elle a droit.

Conformément aux règles ministérielles, pour que votre jeune puisse bénéficier de services adaptés, le cégep aura besoin d’un diagnostic établi par une autorité médicale reconnue.

Alors, comme parent, si votre jeune a une limitation fonctionnelle, vous pouvez vous assurer :

  • Que votre jeune déclare sa situation le plus rapidement possible au SSAS, dès son admission au Cégep ;
  • Que votre jeune possède un diagnostic conforme.

Changement de programme

Au Québec, près de 30% des étudiantes et étudiants effectuent un changement de programme pendant leurs études collégiales. Cette proportion n’est pas si surprenante lorsqu’on se rappelle que le cégep correspond à une phase d’exploration et de confirmation de choix de carrière. Cela inclut les étudiantes et étudiants du Tremplin DEC, dont l’un des objectifs principaux est justement de permettre à un ou une jeune de commencer le cégep sans avoir encore décidé dans quel programme il ou elle veut vraiment étudier.

Réaliser que l’on ne s’est pas inscrit dans un programme qui nous convient engendre son lot d’émotions, autant chez l’étudiante ou étudiant que chez ses parents.

Un « bon programme d’études » est un programme qui correspond aux intérêts de votre jeune, à ses valeurs, à ses aptitudes et dans lequel il ou elle aura le goût de s’investir et de mettre les efforts pour réussir. La poursuite de rêves réalistes, la détermination d’un projet de sens et le travail assidu demeurent les meilleures sources de motivation et les meilleures garanties d’obtention d’un diplôme.

Il faut savoir que plusieurs programmes peuvent amener votre jeune à se réaliser pleinement sur le plan professionnel. Rares sont les gens qui cultivent un seul intérêt et rares sont ceux qui occuperont un seul emploi au cours de leur vie. Il ne s’agit donc pas pour votre jeune de s’inscrire dans LE bon programme, mais dans UN bon programme.

Peut-être avez-vous déjà vous-même remis en question votre choix de carrière ? Peut-être exercez-vous un métier différent de celui que vous envisagiez à 16-18 ans ? Peut-être n’avez-vous jamais exercé le métier dont vous rêviez ?

Alors, comme parent :

  • N’hésitez pas à partager vos réflexions avec votre jeune !

Vous avez aussi une connaissance de votre jeune (forces, intérêts, valeurs, défis) qui pourra l’aider à identifier un programme qui lui correspond bien.

Changer de programme ne doit pas être vu comme un constat d’échec (même si des échecs dans certains cours ont pu contribuer au changement). C’est une occasion de clarifier ce que le jeune veut faire et se sent capable de réaliser. Il est essentiel que cette période devienne une occasion de questionnement pour un nouveau départ.

Alors, comme parent :

  • Collaborez avec votre jeune à analyser l’expérience vécue pour qu’il ou elle puisse mieux se connaître et en arriver à un choix de carrière qui lui corresponde davantage.

Votre jeune aura ainsi toutes les chances de s’engager dans une voie qui le ou la mènera à l’obtention d’un diplôme qualifiant.

Pour l’assister dans cette réflexion, le Cégep met de nombreuses ressources à sa disposition :

  • Conseillères d’orientation ;
  • Aides pédagogiques individuelles (API) ;
  • Guides, catalogues et sites Web disponibles au Centre d’orientation et des carrières.

Alors, comme parent, vous pouvez :

  • Dédramatiser la situation et collaborer à l’analyse de l’expérience ;
  • Encourager votre jeune à aller consulter le Centre d’orientation et des carrières.

Équilibre de vie

L’horaire complet d’un étudiant ou d’une étudiante au Cégep de l’Outaouais compte entre 24 à 31 heures de cours par semaine, y inclus le temps passé en laboratoire. Pour toute heure de cours, jusqu’à une heure de travail doit être effectuée hors des cours pour les travaux, la lecture et la préparation aux examens.

Donc 25 heures de cours en classe pourraient exiger jusqu’à 25 heures hors classe, pour un total de 50 heures par semaine consacrées aux études ! Bien entendu, ce nombre peut varier en fonction des forces et des difficultés de votre jeune dans certaines disciplines et du moment de la session.

Une erreur fréquente de plusieurs nouveaux cégépiens consiste à conserver les comportements acquis au secondaire, qui permettaient à certains de réussir sans trop faire de travaux à l’extérieur des cours. Attention : ce n’est pas pour rien que le collégial fait partie de l’enseignement supérieur : les exigences y sont nettement plus élevées.

Par ailleurs, il est reconnu que l’engagement et l’implication dans les activités offertes par le cégep contribuent au sentiment d’appartenance, et que ce sentiment, associé à un bon équilibre entre différentes activités scolaires, sociales et sportives, contribue au succès.

Pour gérer son temps, votre jeune devra jongler avec l’ensemble des facettes de sa nouvelle vie pour trouver un équilibre sain entre les heures :

  • de cours ;
  • dédiées aux travaux et à la préparation d’examens ;
  • consacrées au transport ;
  • de travail rémunéré ;
  • passées dans les activités parascolaires (sport, activités culturelles, etc.) ;
  • accordées aux amis et aux amours ;
  • passées sur les réseaux sociaux et/ou jeux en ligne ;
  • de sommeil !

Alors, comme parent, vous pouvez :

  • Demandez à votre jeune une copie de son horaire. Vous démontrerez ainsi un intérêt pour ses études ;
  • Aidez votre jeune, si nécessaire, à y ajouter toutes ses autres activités (études, travail, vie sociale, etc.) afin d’avoir un portrait exact d’une semaine typique ;
  • Aidez-le ou aidez-la à comprendre que son engagement et son implication dans les activités du Cégep peuvent contribuer à sa réussite.

Travail rémunéré

Plusieurs études le montrent : les étudiants et étudiantes qui obtiennent les meilleurs résultats scolaires au collégial sont ceux et celles qui consacrent moins de 15 heures par semaine à un travail rémunéré.

Ceux qui travaillent plus de 20 heures par semaine risquent de compromettre dangereusement leur réussite scolaire.

Plusieurs employeurs adhèrent au programme 6-9-15, déjà valorisé au secondaire, qui se présente de la manière suivante :

  • Travailler 6 heures entre le lundi et le jeudi ;
  • Terminer au plus tard à 9 h (21 h) ;
  • Limiter à 15 heures le nombre total d’heures de travail rémunéré par semaine.

Attention ! La période d’examens de la session d’automne arrive en même temps que les heures prolongées d’ouverture des commerces pour la période des Fêtes.

Alors, comme parent, vous pouvez :

  • Discuter avec votre jeune de cette réalité et des conséquences liées à trop d’heures consacrées au travail rémunéré ;
  • Encouragez votre jeune à penser longtemps d’avance à son horaire du mois de décembre et à aborder ce sujet avec son employeur pour éviter une surcharge d’heures de travail en pleine période d’examens ;
  • Consulter le site http://jeconcilie.com/ qui permet au jeune d’établir son propre diagnostic sur ces questions.

 Maintenir la motivation

Plusieurs recherches démontrent que le soutien des parents est un facteur important contribuant à la persévérance et la réussite des études. Or, comme parent, il n’est pas toujours évident de savoir quand et comment pouvoir vraiment jouer un rôle d’aide et de motivation.

Généralement, les premiers indices de démotivation surviennent lorsque l’étudiante ou étudiant prend du retard dans ses travaux et que la charge de travail commence à peser lourd sur ses épaules. La période entourant la semaine sans cours et les trois ou quatre dernières semaines de la session sont habituellement les deux moments critiques où la motivation est mise à l’épreuve.

Mais quels sont les indices de la démotivation ? Ces indices sont nombreux et souvent, ils ne mentent pas. Les plus connus sont des absences en classe, du découragement en général, des excuses pour ne pas faire ses devoirs, de la fatigue et du désintéressement. Certains jeunes vont cesser de parler avec leurs parents de leurs études ou vont remettre carrément en question leur intérêt à continuer.

C’est alors que votre rôle de parent prend toute son importance. De l’écoute, de l’encouragement, et des pistes de solution sont souvent un bon début pour redonner de l’énergie et motiver votre jeune.

Alors, comme parent, vous pouvez :

  • Assurer une vigilance quant à la motivation de votre jeune et rester prêt à l’encourager ;
  • Le ou la rassurer en lui rappelant qu’il est normal de vivre des moments où la motivation est en baisse et qu’on ne peut pas toujours être motivé à fond pour tout. Il convient toutefois de garder le rythme, un peu comme on le fait pour un entraînement physique.

Semaine de lecture, d’études ou de relâche ?

Au collégial, une session est composée de 15 semaines entrecoupées d’une semaine sans cours, souvent appelée « semaine de relâche » par les jeunes et les médias, au milieu de la session.

La gestion de cette semaine fait aussi partie des exigences du collégial. Cette semaine est là pour permettre à l’étudiante ou étudiant de se mettre à jour dans ses cours, ses lectures et ses travaux. Il n’est donc pas conseillé qu’un étudiant ou étudiante prenne cette semaine pour une semaine de loisirs ou une semaine de travail rémunéré à temps plein, car les conséquences pourraient être dramatiques pour la réussite de la session.

Par contre, dormir un peu plus, prendre l’air et relaxer sont aussi de bonnes idées, en autant que votre jeune consacre également du temps de qualité pour avancer dans ses travaux (seul ou en équipe) !

La fin des études collégiales

Vers l’université

Lors de sa dernière année au collégial, il est temps pour votre jeune de décider si elle ou il poursuit ses études à l’université (ce qui est possible même après un programme technique !).

Si c’est le cas, comme parent :

  • Prenez le temps de regarder avec lui ou avec elle les différentes universités et faites-lui part des avantages de profiter des « Portes ouvertes » de celles-ci. Elles ont souvent lieu en novembre ou en février.

Votre jeune peut présenter des demandes d’admission dans toutes les universités. Cependant, chaque demande coûte entre 40 $ et 100 $. Il est fortement conseillé de remplir le formulaire de demande d’admission en ligne au lieu du format papier. Dans une même demande, votre jeune peut faire d’un à trois choix de programmes selon l’université.

Les conseillères d’orientation du Cégep sont là pour aider votre jeune dans cette démarche.

La cérémonie de remise du diplôme de fin d’études

Les travaux de session terminés, les projets de fin d’études réussis, c’est le temps de célébrer la réussite des études collégiales de votre jeune. Il faut honorer ce grand moment qui signifie la fin d’une étape et le commencement d’une autre !

La remise du diplôme collégial se déroule normalement au début juin. Elle constitue une occasion pour les étudiantes et étudiants de revoir leurs copains et copines de promotion, ainsi que leurs enseignants et enseignantes.

Par cette cérémonie, le Cégep reconnait tous les efforts que chaque étudiante ou étudiant a consentis pour obtenir son diplôme, soit :

  • Avoir réussi chacun des cours du programme ;
  • Avoir réussi l’épreuve uniforme de français ; et
  • Avoir réussi l’épreuve synthèse de programme.

Le Cégep rend également hommage aux parents pour avoir joué un rôle d’accompagnement important.

Chaque année, les étudiantes et étudiants qui vivent cette cérémonie nous disent à quel point ils sont émus et fiers de recevoir officiellement leur diplôme devant leurs amis, amies et parents.

Alors, comme parent, vous pouvez :

  • Encourager votre jeune à vivre la cérémonie de la remise des diplômes et assister vous-même à celle-ci pour lui démontrer votre fierté.

Ressources additionnelles

En plus des idées de cadeaux proposées au début de ce document, plusieurs sites Web proposent des informations tant pour les parents que pour les étudiantes et étudiants en vue de faciliter la transition vers le collégial.

  • Le service d’admission du Montréal métropolitain (SRAM) a produit une série de 7 vidéos mettant en vedette le comédien Patrice Bélanger. Avec humour, chaque vidéo aborde un thème important pour la transition vers le collégial.
  • Le site Le CEGEP.COM a publié un petit condensé de témoignages d’étudiantes et étudiants qui parlent de leur transition. Destinés aux élèves du secondaire, ces témoignages donnent de bonnes pistes aux parents qui se demandent comment leur jeune va vivre la transition. Le même site propose également un article pour les parents.
  • Le site Orientation.qc.ca a une section intitulée « Espace parents » qui traite de chaque année scolaire, y inclus du postsecondaire.
  • Le site Cégepuniversité.ca  publié par un regroupement d’institutions de la région du Saguenay Lac-Saint-Jean, contient une section pour les parents, dont une vidéo explicative sur l’appui des parents lors des études collégiales.
  • Le Cégep régional des Laurentides de Joliette a publié une série d’excellentes fiches qui traitent de préparation, gestion du temps, prise de notes, rédaction, etc., regroupées dans cette Boîte à outils d’aide à l’apprentissage.

Remerciements

Nous tenons à remercier le Cégep de Chicoutimi dont le site Web a servi d’inspiration pour une partie de ce texte, ainsi que le Cégep de l’Outaouais qui a fourni de l’assistance pour sa rédaction.